Please no conversation, no saliva
Kendell Geers, Fin, 2005
“The date is that of the end of the world - or at least the end of the mayan calendar which was accurate for thousands of years and then suddenly stops on that date. there are many theories as to whether the world will or will not end or simply change. either way it will certainly be a day of great astronomical shifts - the sun will be in the centre of the milky way for the first time in 26000 years”
K. G.
“Love has made my head so remote from
all the other heads around me
I smile to my friends who show concern
promising them it is no rare tropical disease”
Rebecca Horn, all these black days - between
- Regarde les étoiles, dit Ingeborg.
Il leva le regard : en effet, il y avait beaucoup d’étoiles, puis il se remit à regarder Ingeborg et haussa les épaules.
- Je ne suis pas si intelligent que ça, dit-il, tu le sais.
- Toute cette lumière est morte, dit Ingeborg. Toute cette lumière a été émise il y a des milliers et des millions d’années. C’est le passé, tu comprends? Lorsque la lumière de ces étoiles a été émise, nous, nous n’existions pas, et la vie sur terre n’existait pas, et même la terre n’existait pas. Cette lumière a été émise il y a longtemps, tu comprends? C’est le passé, nous sommes cernés de passé, ce qui n’existe plus, ou n’existe que dans le souvenir, ou dans les conjectures, se trouve maintenant là, au-dessus de nous, éclairant les montagnes et la neige, et nous ne pouvons rien faire pour l’éviter. - Roberto Bolaño, 2666.
Anders Nilsen, Exit Wound, 2008. Ink on paper
Courtesy Galerie Anne Barrault, Paris
Aujourd’hui, j’ai ressenti une envie terrible d’acheter ce dessin, et c’est bien la première fois qu’une telle envie me prend (enfin, sauf devant les installations d’Hans Peter Feldman, la série des aéroports de Fischli & Weiss, les propositions d’univers d’Anish Kapoor, le Flooded Grave de Jeff Wall que je n’ai de toute manière jamais vu en vrai, la vierge de Robert Gober, et tant qu’on y est le batiment du Schaulager tout entier d’Herzog & Demeuron). Disons donc que c’est la première fois que je souhaite acquérir une oeuvre et qu’elle reste relativement à ma portée.
J’ai souvent considéré les collectionneurs comme de vrais malades mentaux, pires encore que les artistes, et vu dans la collection d’oeuvres un désir malsain de possession. Mais je n’arrête pas d’y penser depuis, et je sens que ça va me tourmenter toute la nuit, la question étant de savoir s’il est raisonnable de se prétendre collectionneur lorsqu’on ne gagne même pas un smic 1/2…
Je vais aller lire un peu de Baudrillard avant de dormir, ça devrait freiner mes pulsions consuméristes.
Stephan Balkenhol, Banlieue, 2007Ayous wood, paint
Stephan Balkenhol, Mann mit Dreirad (Homme avec tricycle), 2007Vue d’exposition à la galerie Thaddaeus Roppac